POUR AIDER AU DÉTACHEMENT ET AU LÂCHER-PRISE


Comme beaucoup d'entre vous, j'ai mes petits démons personnels qui me pourrissent la vie. Ce n'est pas régulier, ça arrive par vagues et dans ces cas là, il est bien compliqué de s'en débarrasser.


C'est alors que l'entourage vous prodigue à n'en plus finir le sempiternel "reste zen" et "lâche-prise". J'avoue que j'ai ces deux expressions en horreur, surtout le ZEN, pour ce qu'elles induisent de facilité alors que c'est tout sauf facile.En effet, s'il suffisait de se pendre par les pieds ou de se figer en posture de Boudha, un sourire béat aux lèvres, pour faire baisser la pression, ça se saurait.

Pour jouer finement, il faut prendre la vague d'émotions négatives de court et maîtriser le terrain afin de lui laisser le moins de champ libre possible.


Partons du début...

Nous savons tous que beaucoup de nos émotions négatives, celles qui nous font nous sentir misérable, ont en fait une seule et même origine: celle du vide.

Qui dit "vide"dit:

  • manque

  • frustration

  • regret

  • obsession

Bref, tout ce qu'on n'a pas.

Tout ce qu'on n'a plus.

Tout ce qu'on aimerait avoir (sachant que les chances de l'obtenir sont aussi minces que celles de la baisse du chômage).

Pendant les phases de prise de conscience de ce manque, on nage en plein dans la rancoeur envers les évènements et/où les personnes qui en sont à l'origine et par ricochet, toute cette boue mentale rejaillit sur nous, ajoutant en surenchère la détestation de nous-même...

Il y a quelques années, je sortais d'une période semblable qui m'avait laissée chamboulée et épuisée nerveusement. Le calme était revenu mais ce n'était que le reflux naturel et je ne pouvais pas me permettre de revivre un tel orage émotionnel. J'ai pris mon Journal Créatif, un Oracle et j'ai commencé à coucher ma problématique par écrit. Je vous épargne les détails de cogitation mais au final, une phrase en est sortie:

"On ne craint pas de perdre ce qu'on ne possède pas".


Ça a l'air tout bête mais comme souvent, les choses les plus évidentes sont les plus simples.

En effet, n'avez-vous pas remarqué que la contrepartie de la possession, c'est le souci de préserver, d'une manière ou d'une autre, ce que l'on a?

Par exemple, vous venez de décrocher le poste que vous convoitiez. Inconsciemment, la peur qu'on vous débarque se mettra en branle et alimentera le stress pour rester toujours au niveau tout en se gardant des coups fourrés. Et ce, même si vous êtes très heureux d'avoir enfin obtenu ce que vous souhaitiez ardemment.

Vous avez enfin rencontré l'âme soeur. Très rapidement, le cortège de questionnements passera par chez vous. Savoir ce que pense l'autre, s'assurer de la sincérité de ses sentiments, de sa volonté d'engagement, de sa fidélité, et si...et si....avec pour point commun la peur de le perdre.

Vous avez enfin pu vous offrir la maison de vos rêves. Il va falloir assurer pour rembourser les crédits. Et si on perd son boulot, on fera comment? Le spectre de la saisie se profile sans même que vous ne vous en rendiez compte. Et insidieusement, une bonne partie de vos actions seront décidées afin de préserver ce patrimoine chèrement acquis.


Et c'est valable pour quasiment tous les domaines où nous sommes insatisfaits.

Bien sûr, il ne s'agit pas de se dire que, tant qu'à faire, autant ne rien avoir, comme ça se sera plus cool. Non, l'ascétisme n'est pas une pratique qui me plaît. En revanche, le je-m'en-foutisme, oui.


Voici quelques exemples:

  • Je n'ai pas de conjoint, pas d'enfants, je n'ai pas fondé de famille, je suis une/un paria: Et alors? Il y a plein de familles qui sont des exemples parfaits de vie malheureuse. Entre les violences conjugales, l'indifférence, les problèmes d'éducation des enfants et les relations triangulaires, il y a de quoi alimenter une série bien noire. J'ai au moins échappé à ça.